Revue de droit canonique

Band 49 (1999), Heft 1

 

Inhalt

L'église dans la démocratie

 


Résumés - Zusammenfassungen - Summaries

 

Résumés

Marcel Metzger, Les leçons de la tradition, RDC 49/1, 1999, p. 9-38. 

La longue tutelle des régimes monarchiques sur l'Église d'Occident en a si bien façonné les mentalités que les appareils ecclésiastiques ont davantage été imprégnés par la culture politique des régimes monarchiques que par celle des institutions collégiales, pourtant diffusées par la Bible. De récentes affaires montrent que l'absence de contrôle apparent du pouvoir ou une discrétion confinant au secret sont de nature à susciter un certain trouble, voire à jeter indûment la suspicion à l'endroit des autorités ecclésiastiques. On peut voir dans la généralisation des pratiques pénitentielles de demandes de pardon l'indice d'une prise de conscience de ces dysfonctionnements.

 

Roland Minnerath, La démocratie dans la vision de l'Église catholique, RDC 49/1, 1999, p. 39-65.

L'idée de démocratie comme philosophie politique était familière aux théologiens du Moyen Âge, chez qui se rencontrent la pensée biblique et la pensée politique antique. La démocratie comme système de gouvernement n'a été abordée de façon positive dans les textes officiels du magistère catholique que récemment. Car la démocratie est à la fois système et valeur, et les papes du xixe siècle ont voulu critiquer, plus que des régimes particuliers, la confusion entre le mode de désignation des gouvernants et l'origine de l'autorité. De même, plus qu'un système électif, les papes soutiennent, dans le dernier demi-siècle, la fondation du pouvoir d'État sur l'État de droit. Promouvant la dignité de la personne et l'autonomie de la société civile suivant la loi morale naturelle, la pensée de l'Église catholique témoigne ainsi d'une évidente continuité.

 

Jean-Paul Willaime, Les Églises protestantes et la démocratie, RDC 49/1, 1999, p. 67-84.

Même s'il faut rappeler que le protestantisme est pluriel, on peut dire que la Réforme protestante, en remettant en cause la légitimité de la papauté et en affirmant le sacerdoce universel des croyants, a porté un coup sérieux au pouvoir clérical et a précipité l'évolution vers l'État démocratique moderne. En remettant en cause le pouvoir religieux à une époque où le politique et le religieux était étroitement mêlés, la Réforme posait la question de la légitimité de tout pouvoir, religieux ou politique. On peut distinguer aujourd'hui deux attitudes politiques : l'indifférence (plutôt chez les luthériens et certains évangélistes) et le radicalisme dû à une éthique de conviction (plutôt chez les baptistes ou les réformés). Entre les deux apparaît une troisième attitude : mettre en pratique une éthique de la responsabilité.

 

Gilles Routhier, L'Église catholique entre participation et technocratie, RDC 49/1, 1999, p. 85-103.

Que devient l'Église lorsqu'elle habite (paroikein) en démocratie ? Elle en reçoit des valeurs, une culture, mais sur le mode complexe qui caractérise les pratiques. Ainsi l'insistance mise par Vatican ii sur la participation à la vie de l'Église s'est vue parfois reprise de manière à garantir une légitimité technocratique. Dans les diocèses du Québec, par exemple, les réformes initiées par le Concile sont venues se greffer sur un changement institutionnel déjà en cours (permanents clercs et laïcs prenant le relais des chanoines), dont elles n'ont guère modifié l'orientation. La séparation des pouvoirs exécutif et législatif reste encore à faire, comme reste à inventer une Église de participation.

 

Jean-Bernard Marie, Démocratie et droits de l'homme : quelles exigences pour les Églises ?, RDC 49/1, 1999, p. 105-124.

Sources de valeurs et détentrices d'une vérité révélée, les Églises manifestent des réactions diverses face à l'émergence de la démocratie et à l'extension des droits de l'homme. Si elles sont très présentes et actives dans les instances internationales qui s'emploient depuis un demi-siècle à codifier les droits de l'homme, elles butent souvent sur l'application " en interne " des principes et des techniques démocratiques. Inconditionnels, indivisibles, égaux, les droits proclamés ne manquent pas d'interroger les Églises, communautés spirituelles, sur leurs pratiques comme sociétés humaines, spécialement au niveau du pouvoir et par rapport à un certain pluralisme. On ne peut que le constater, les autorités religieuses - et le Saint-Siège en particulier - ratifient rarement les conventions internationales qu'elles poussent par ailleurs à signer.

 

Richard Puza, Démocratie et synode : le principe synodal dans une perspective historique, théologique et canonique, RDC 49/1, 1999, p. 125-139.

Si le synode a toujours été placé au centre de la constitution de l'Église comme communion-koinonia, l'évolution des synodes diocésains a été plus mouvementée que celle des conciles provinciaux ou œcuméniques. Sous l'impulsion de Vatican ii, un certain nombre d'initiatives (voir l'exemple du synode de Wurtzbourg) ont été prises, mais elles restent ponctuelles. L'Église est communion, mais aussi société : pour faire droit à cette dimension, la célébration de synodes devrait être instituée à intervalles réguliers, avec une large participation des fidèles. Les synodes sont un moyen de rendre l'Église plus démocratique.

 

Pier V. Aimone, La dignité des croyants dans le droit et dans l'histoire du droit canonique, RDC 49/1, 1999, p. 141-168.

La notion de dignité des croyants est nouvelle. Cependant, on trouve dans le Décret de Gratien des droits et des devoirs attribués aux laïcs. En particulier, il existe des droits individuels qui protègent l'individu vis-à-vis de l'organisation hiérarchique de l'Église. Le droit canonique médiéval du douzième et du treizième siècle a ainsi apporté sa contribution, même si elle n'est qu'embryonnaire, au principe de l'égalité de tous les croyants en dignité et en action.

 

Jacques Joubert, Les papes et la démocratie, RDC 49/1, 1999, p. 169-192.

De la Révolution française à la chute du mur de Berlin, les prises de position des papes successifs sur l'organisation politique sont fortement marquées par l'histoire, sans que l'évolution dans les déclarations de principe fasse apparaître cependant de ruptures. Concernant la forme de gouvernement politique, la distance prise à l'égard de la monarchie se confirme avec l'acceptation par Léon xiii du principe électif démocratique, et Pie xii marque une deuxième césure en exaltant le " principe démocratique " à l'œuvre dans tous les régimes. C'est sur le plan des libertés individuelles que le changement de ton est le plus significatif ; la démocratie en vient ainsi à être présentée comme ordonnée au respect des droits immuables de la personne humaine.

 

René Heyer, Réflexions au sujet de l'Église et du peuple, RDC 49/1, 1999, p. 193-205.

En même temps que les démocraties modernes se réfèrent à la société et à ses intérêts, elles prétendent être l'expression de la volonté du peuple. Or une part du peuple, toujours, est rejetée de la société ; de là naît la question politique comme question de la part commune. La prétention politique des exclus est exorbitante, car non comptable : elle est événementielle et implique la subjectivation. Cette question, l'Église en est habitée de son côté, en tant qu'assemblée du peuple de Dieu célébrant dans le Crucifié la mémoire d'un condamné à mort, " rebut du peuple ".

 

Rik Torfs, Démocratie dans l'Église : une approche pragmatique et descriptive, RDC 49/1, 1999, p. 207-228.

Une approche inductive de la démocratie montre que celle-ci n'est pas absente de la vie de l'Église, même si les exigences de la vérité ou de la communion en limitent l'extension. Démocratie du nombre : l'élection du pape en est l'exemple le plus patent. Démocratie comme style de vie, ou participation effective : on observe ici une frilosité finalement dommageable au système canonique lui-même. En effet, si des façons de faire n'ont pas le temps ni les moyens de recevoir une véritable organisation au titre de ce qu'on appelait anciennement la coutume (consuetudo), le risque est grand que se répandent des usages (mos) non seulement en dehors de la loi ou contre la loi, mais sans loi.

 

Déclaration du Conseil pontifical pour l'interprétation des textes législatifs (24 juin 2000), RDC 49/1, 1999, p. 229-232.

Le can. 915, qui exclut certains fidèles de la réception de l'eucharistie, concerne-t-il les divorcés remariés ? En accord avec la Congrégation pour la doctrine de la foi et avec la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, le Conseil déclare que les divorcés remariés doivent bien être écartés de l'eucharistie, sauf s'ils s'engagent au for interne à vivre en pleine continence, auquel cas ils peuvent communier remoto scandalo. Le discernement des cas d'exclusion de la communion eucharistique revient au prêtre responsable de la communauté.

 

 

Zusammenfassungen

Marcel Metzger, Die Lehren der Tradition, RDC 49/1, 1999, S. 9-38.

Die Bibel weist zahlreiche demokratische Elemente auf. Doch in den westlichen Ländern herrschten lange Zeit monarchische Regierungsformen. Die kirchlichen Institutionen wurden eher von diesen über Jahrhunderte bestehenden Monarchien beeinflusst als von den biblischen Quellen. Das Fehlen von Kontrollsystemen der Macht, die Neigung zum Geheimnis brachten die kirchlichen Instanzen bei verschiedenen Vorfällen n, die erst vor kurzem stattfanden, in Verdacht. Aber die zunehmenden Äußerungen der Reue und andere Bitten um Verzeihung zeigen, daß man sich dieser Störungen bewusst wird.

 

Roland Minnerath, Die Demokratie in der Sicht der katholischen Kirche, RDC 49/1, 1999, S. 39-65.

Die Idee der Demokratie als politische Philosophie war den Theologen des Mittelalters vertraut. Da sie sich auf das biblische Denken und die antiken politischen Vorstellungen stützten, kannten sie den Begriff der Demokratie als politische Philosophie. Erst seit kurzem aber wurde die Demokratie als Regierungssystem in den offiziellen Texten der katholischen Hierarchie positiv bewertet. Die Päpste des 19. Jahrhunderts haben kritisiert, daß man die Art und Weise, wie man die Regierungsmitglieder ernennt (durch demokratische Wahlen) mit dem Ursprung der Autorität (die von oben kommt) verwechselt. Seit einem halben Jahrhundert unterstützen die Päpste nicht in erster Linie das Wahlsystem, sondern eher den Gedanken, daß man die Regierungsgewalt auf einen Rechtsstaat gründen soll. Die gleichzeitige Förderung der Menschenwürde und der Autonomie der bürgerlichen Gesellschaft zeugt von einer offenkundigen Einheit im Denken der katholischen Kirche.

 

Jean-Paul Willaime, Die protestantischen Kirchen und die Demokratie, RDC 49/1, 1999, S. 67-84.

Man kann sagen, daß die Reformation der klerikalen Macht einen gewaltigen Stoß versetzte und die Entwicklung zu einem modernen demokratischen Staat beschleunigt hat, indem sie die Legitimität des Papsttums in Frage stellte und das universale Priestertum der Gläubigen behauptete. Indem sie die Macht der Religion in einer Epoche in Frage stellte, in der das Politische und das Religiöse eng miteinander verbunden waren, hat die Reformation die Frage nach der Legitimität jeglicher religiösen oder politischen Gewalt gestellt. Man kann heute zwei politische Haltungen unterscheiden: die Gleichgültigkeit (eher bei den Lutheranern und manchen Mitgliedern von Freikirchen) und den Radikalismus, der einer Ethik der Überzeugung zuzuschreiben ist (eher bei den Baptisten und den Reformierten). Zwischen beiden erscheint eine dritte Haltung: die praktische Anwendung einer Ethik der Verantwortung.

 

Gilles Routhier, Die katholische Kirche zwischen Beteiligung und Technokratie, RDC 49/1, 1999, S. 85-103.

Was wird aus der Kirche, wenn sie sich in einer Demokratie inkulturiert (paroikein) ? Von ihr erhält sie Werte und eine Kultur, auf eine komplexe Art. So hat das II. Vatikanum die Beteiligung aller am Leben der Kirche betont. Doch dieses hat sich manchmal auf sehr technokratische Art geäußert. In den Diözesen von Quebec zum Beispiel haben sich die Reformen des Konzils auf schon bestehende Neuerungen aufgesetzt, deren Orientierung sie kaum geändert haben. Die Trennung zwischen exekutiver und legislativer Gewalt steht schließlich noch aus, so wie es ebenfalls noch gilt, eine Kirche der Mitbestimmung zu errichten.

 

Jean-Bernard Marie, Demokratie und Menschenrechte : Welche Anforderungen ergeben sich für die Kirchen ?, RDC 49/1, 1999, S. 105-124.

Als Quelle von Werten und als Besitzer einer geoffenbarten Wahrheit zeigen die Kirchen vielfältige Reaktionen auf das Erscheinen der Demokratie und der Entfaltung der Menschenrechte. In den internationalen Gremien, die sich seit einem halben Jahrhundert bemühen, die Menschenrechte zu kodifizieren, sind sie äußerst präsent und aktiv. Doch haben sie oft Schwierigkeiten, "intern" diese demokratischen Prinzipien und Techniken anzuwenden. Da diese von den internationalen Gremien verkündeten Rechte bedingungslos, unteilbar und für alle gleich sein sollen, befragt man die Kirchen als geistliche Gemeinschaften zu ihrer Praxis als menschliche Gemeinschaft, und zwar hauptsächlich in Bezug auf ihr Verhältnis zur Herrschaft und zum Pluralismus. Dabei ist jedoch nicht zu übersehen, daß die religiösen Institutionen - und insbesondere der Heilige Stuhl -selten die internationalen Abkommen ratifizieren, die sie anderseits zu unterschreiben empfehlen.

 

Richard Puza, Demokratie und Synode. Das synodale Prinzip in historischer, theologischer und kanonistischer Perspektive, RDC 49/1, 1999, S. 125-139.

Wenn auch die Synode immer als Communio-koinonia im Zentrum der Kirchenverfassung stand, so war die Geschichte der Diözesansynoden doch anders als die der partikularen oder ökumenischen Konzilien. Unter dem Impuls des II. Vatikanum wurde eine gewisse Anzahl von Initiativen ergriffen (zum Beispiel die Synode von Würzburg), die jedoch begrenzt blieben. Die Kirche ist Communio, aber auch Gesellschaft (Societas): um dieser Dimension gerecht zu werden, sollte die Abhaltung der Synoden in regelmäßigen Zeitabständen stattfinden, und zwar mit einer breiten Beteiligung der Gläubigen. Sie Synoden sind Orte der Demokratisierung in der Kirche.

 

Pier V. Aimone, Die Würde der Gläubigen im Recht und in der Geschichte des kanonischen Rechts, RDC 49/1, 1999, S. 141-168.

Der Begriff von der Würde der Gläubigen ist neu. Doch findet man im Dekret Gratians Äußerungen über die Rechte und Pflichten, die den Laien gewährt werden. Vor allem finden auch solche Rechte Erwähnung, die das Individuum gegenüber der hierarchischen Organisation der Kirche in Schutz nehmen. Das mittelalterliche kanonische Recht des zwölften und dreizehnten Jahrhunderts hat seinen Beitrag geleistet zum Prinzip der Gleichheit aller Gläubigen in Bezug auf ihre Würde und Tätigkeit, auch wenn dies nur ansatzweise geschah.

 

Jacques Joubert, Die Päpste und die Demokratie, RDC 49/1, 1999, S. 169-192.

Von der französischen Revolution bis zum Fall der Berliner Mauer sind die Stellungnahmen der Päpste zur politischen Organisation von der Geschichte geprägt, ohne daß die Entwicklung dieser prinzipiellen Erklärungen eine Unterbrechung erkennen läßt. Was die Form der politischen Regierung betrifft, so bestätigt sich die Distanz zur Monarchie seit der Annahme des demokratischen Wahlsystems durch Leo XIII.; mit Pius XII. ergab sich eine zweite Zäsur, als er das demokratische Prinzip, das in allen Regierungen am Werk ist, pries. Auf dem Gebiet der individuellen Freiheiten erscheint die Öffnung am bedeutsamsten, wenn die Demokratie als eine Form des Respekts vor den unveräußerlichen Menschenrechten dargestellt wird.

 

René Heyer, Bemerkungen über Kirche und Volk, RDC 49/1, 1999, S. 193-205.

Die modernen Demokratien nehmen Bezug auf die Gesellschaft und deren Interessen: zur gleichen Zeit behaupten sie, der Ausdruck des Volkswillens zu sein. Jedoch ist ein Teil des Volkes immer aus der Gesellschaft ausgeschlossen; daher erscheint die politische Frage eher als Frage des gemeinschaftlichen Teils. Der politische Anspruch der Ausgeschlossenen ist wichtig, er ist jedoch nicht zu berechnen: er hängt eng mit dem Ereignis zusammen und mit der subjektiven Einschätzung. Diese Frage stellt sich der Kirche vorrangig als Versammlung des Gottesvolks, das im Gekreuzigten das Gedächtnis eines zum Tode Verurteilten feiert, der zum "Abschaum des Volkes" gehörte.

 

Rik Torfs, Demokratie in der Kirche: eine pragmatische und beschreibende Untersuchung, RDC 49/1, 1999, S. 207-228.

Untersucht man die Demokratie auf induktive Weise, so zeigt sich, daß sie im Leben der Kirche nicht fehlt, selbst wenn der Anspruch auf die Wahrheit in einer geistlichen Gemeinschaft ihre Ausbreitung begrenzen. Demokratie der Mehrheit: die Wahl des Papstes ist das offenkundigste Beispiel dafür. Demokratie als Lebensstil oder effektive Beteiligung: man beobachtet hier eine dem kanonischen System schließlich selbst schädliche Zurückhaltung. Wenn eine entsprechende Vorgehensweise (usus) allerdings weder was die Zeit noch die Mittel angeht, wirklich organisiert werden kann (was man früher Gewohnheit, consuetudo, nannte), so ist das Risiko groß, daß sich bestimmte Verhaltensweisen (mos) nicht nur außerhalb des Gesetzes, sondern ohne Gesetz verbreiten.

 

(Übersetzung: Madeleine Escudero)

 

 

Summaries

Marcel Metzger, The Lessons of Tradition, RDC 49/1, 1999, p. 9-38.

The Bible evidences many of the elements of democracy. However, western countries have lived for a long time under monarchic regimes and ecclesiastical institutions have been influenced more by those ages of monarchy than by biblical sources. The lack of structures to keep a check on the use of power, the tendency to secrecy, have cast suspicion on ecclesiastical authorities in the case of many recent events. However, the numerous expressions of repentance and the petitions for pardon indicate an awareness of these failures.

 

Roland Minnerath, Democracy in the vision of the Catholic Church, RDC 49/1, 1999, p. 39-65.

Basing their ideas on biblical sources and on the political thinking of the Ancients, the theologians of the Middle Ages were familiar with democracy as a political philosophy. However, it was only in recent times that it found its way into the official texts of the Magisterium as a system of government. The Popes of the 19th century were critical of the tendency to confuse the method of appointing rulers (by democratic election) with the source of authority (which comes from on High). For half a century the Popes favour the idea that power within a State is based on law rather than on election. Promoting the dignity of the person and the autonomy of civil society, the thinking of the Catholic Church shows a continuity with the past.

 

Jean-Paul Willaime, The Protestant Churches and Democracy, RDC 49/1, 1999, p. 65-82, RDC 49/1, 1999, p.67-84.

Even though one must bear in mind that there are many forms of Protestantism, one may state that by calling into question the legitimacy of the Papacy and by propounding the universal priesthood of the faithful, the Protestant Reformation dealt a severe blow to clerical power and hastened the development of the modern democratic state. By challenging the power of religion at a time when politics and religion were closely allied, the Reformers questioned the legitimacy of all power, religious and political. Today, it is possible to distinguish two attitudes to politics: indifference (especially among Lutherans and certain Evangelicals) and radicalism which is the fruit of conviction (among the Baptists or the Reformed.) Between the two there exists a third attitude: putting into practice an ethical code of responsibility.

 

Gilles Routhier, The Catholic Church between Participation and Technocracy, RDC 49/1, 1999, p. 85-103.

What happens when the Church finds itself in a democracy? It receives values and culture into its practices but in a complex fashion. Thus, Vatican II puts emphasis on the participation of all in the life of the Church. However, that comes about sometimes in a technocratic fashion. In the dioceses of Quebec, for example, the reforms instituted by the Council became grafted on to institutional changes which were already being made but did not modify their orientation. The separation of powers into executive and legislative remains to be made. A Church of participation remains to be invented.

 

Jean-Bernard Marie, Democracy and Human Rights; what is required of the Church?, RDC 49/1, 1999, p. 105-124.

As sources of values and as guardians of revealed truth, the Churches have reacted in different ways in the face of emerging democracy and the extension of human rights. The Churches have been very active in international bodies which for the past half-century have been engaged in codifying human rights. But frequently they are at a loss when it comes to applying to themselves democratic principles and modes of action. The rights proclaimed by the international bodies are unconditional, indivisible, equal and pose a challenge to the Churches, spiritual communities, regarding their modes of action as human societies, especially in regard to the exercise of power and in regard to pluralism. One can not fail to observe that religious authorities, in particular the Holy See, rarely ratify the international Conventions the signing of which they urge.

 

Richard Puza, Democracy and Synod, RDC 49/1, 1999, p.125-139.

If the Synod has always occupied a central position in the constitution of the Church as an expression of community, the development of diocesan synods has been less regular than that of provincial and ecumenical councils. Under the influence of Vatican II some initiatives have been taken (for example the Synod of Wurzburg, Germany), but they are limited. The Church is a community but it is also a society; to do justice to this concept, synods should take place at regular intervals and a large number of the faithful should participate. The synods are a means of making the Church more democratic.

 

Pier V. Aimone, The Dignity of Believers in Law and in the History of Canon Law, RDC 49/1, 1999, p. 141-168.

The concept of the dignity of believers is recent. However, one finds in the Decree of Gratian rights and duties attributed to the laity. In particular, there are personal rights which protect the individual when faced with the hierarchical structure of the Church. The medieval canon law of the twelfth and thirteenth century has thus made its contribution, albeit embryonic, to the principle of equality of all believers in their dignity and in their work.

 

Jacques Joubert, The Popes and Democracy, RDC 49/1, 1999, p. 169-192.

From the French Revolution to the fall of the Berlin Wall, the positions adopted by successive Popes regarding political structures have been influenced by history, but the development in declarations shows no radical change. Regarding the form of political government, by admitting the principle of democratic election, Leo XIII distanced himself from monarchy. Pius XII took another step in that direction by extolling the application of the democratic principle in all regimes. It is at the level of human liberties that one finds the most significant change of attitude. Democracy is presented as being ordered to the respect of the immutable rights of the human person.

 

René Heyer, Thoughts regarding Church and People, RDC 49/1, 1999, p. 193-205.

Modern democracies claim to represent the will of the people. However, a portion of the people always finds itself rejected by society and thence there arises a problem for the body politic. This is not capable of responding to the claims of those who find themselves on the fringe of society, since these claims are subjective. The Church also finds itself faced with the same problem in so far as it is an assembly of the People of God celebrating in the Crucified the memory of one condemned to death, "an outcast of the people".

 

Rik Torfs, Democracy in the Church, a pragmatic and descriptive approach, RDC 49/1, 1999, p. 207-228.

Democracy is not absent in the life of the Church even though the demands of Truth in a spiritual community place a limit on its extent. Democracy of number: the election of the Pope is the most obvious example. Democracy of effective participation: one finds here a failure of courage which is injurious to the system of canon law itself. Really, if practice is not received into Canon Law (by way of what is known as custom), there is a grave risk that there will result a behaviour which is not merely outside the law, but which is lawless.

 

(Translation: Christopher Twohig)