Revue de droit canonique

Band 49 (1999), Heft 2

 

Inhalt

 


Résumés - Zusammenfassungen - Summaries

 

Résumés

Matthieu Smyth, Les canons conciliaires de la Gaule, témoins des responsabilités liturgiques épiscopales en Occident, RDC 49/2, 1999, p. 259-277.

Les canons conciliaires des 6e-7e siècles constituent une source d'information importante pour connaître les usages liturgiques gaulois. Ils attestent le souci du culte divin animant les évêques. La liturgie est encore sous l'entière responsabilité de l'évêque local ou métropolitain. Ce qui caractérise ces canons, c'est un grand esprit de liberté, sans prescriptions minutieuses. En même temps, les évêques accueillent volontiers les innovations liturgiques venues d'autres régions, en particulier de l'Espagne wisigothique.

 

Florian Duta, Des précisions sur la biographie de Denys le Petit, RDC 49/2, 1999, p. 279-296.

Né vers 460-465, Denys était un moine scythe, " mais totalement romain par les mœurs " (Cassiodore). Il n'était pas Goth, ni Géorgien ou Arménien, comme l'affirme le P. Peitz. On ne peut non plus le confondre avec Denys le Pseudo-Aréopagite, comme a tenté de le faire le P. Dragulin. Disciple d'un nommé Pierre, évêque de Scythie mineure à la fin du ve, il arriva à Rome fin 496 et travailla aux archives pontificales jusqu'en 525. On ignore la date de sa mort (entre 525 et 550).

 

Gonzalo Martinez Diez, La collection canonique Hispana et le manuscrit de la Bodleian Library, Holkham, misc. 19, RDC 49/2, 1999, p. 297-324.

Le manuscrit Holkham misc. 19 de la Bodleian Library d'Oxford n'est pas une simple copie de l'Hispana. Y sont inclus différents blocs et de nombreux textes qui constituent de nouvelles collections canoniques, tel un concile du Latran de 826, différentes lettres tirées des Fausses Décrétales, etc. Le manuscrit, d'origine romaine ou au moins italienne, contient un ensemble complexe qu'on peut dater du dernier quart du xie siècle. Il est représentatif du droit canonique immédiatement antérieur à la Réforme grégorienne.

 

Stéphanie Demangel, L'excommunication du roi et l'élaboration d'une théocratie séculière en France, RDC 49/2, 1999, p. 325-351.

Le rôle exceptionnel de l'Église dans l'organisation de la société médiévale explique que les juristes médiévaux, dès le xiie siècle, aient intégré dans les textes juridiques, au profit du pouvoir royal, les dérogations au droit commun définies par les canonistes. Cette forme de sécularisation du droit canonique fut caractérisée par la consécration d'une monarchie sacrale, trouvant dans le droit pontifical son archétype. Les sanctions protégeant les personnes et les biens ecclésiastiques furent ainsi directement à l'origine des principes qui gouverneront, à partir du xixe siècle, le contentieux administratif. Dans ce cadre, l'étude de l'excommunication permet, en posant la question des fins de l'État, d'éclairer certains points forts du contentieux administratif français.

 

Arnaud Join-Lambert, Les synodes diocésains français et leurs Actes (1983-1997), RDC 49/2, 1999, p. 353-376.

Prévus par le Code de 1917 tous les dix ans, les synodes ont en fait été célébrés assez irrégulièrement en France entre 1919 et 1961. Ils ont quasi disparu après Vatican II. C'est le Code de 1983 qui a donné une floraison nouvelle d'assemblées de type synodal. Mais les appellations diverses (démarche synodale, assemblée diocésaine, forum, etc.) posent une question canonique : quelle est la nature précise de ces assemblées ? On rencontre aussi une grande diversité dans les Actes synodaux publiés à la fin de chacun de ces synodes. Comme instance de gouvernement sous la direction et la responsabilité de l'évêque, ces " synodes de masse " se révèlent souvent inappropriés. Mais ils permettent une grande vitalité de l'Église diocésaine.

 

Jean-Luc Hiebel, Chronique : La fonction d'enseignement de l'Église, RDC 49/2, 1999, p. 377-410.

Après avoir présenté plusieurs commentaires du Code de 1983, la chronique étudie les travaux consacrés ces dernières années à l'école et à l'université, à la liberté religieuse et à la laïcité, enfin au rapport entre enseignement théologique et vérité.

 

 

Zusammenfassungen

Matthieu Smyth, Die synodalen Kanones Galliens, Zeugen liturgischer, bischöflicher Verantwortung im Okzident, S. 259-277.

Die synodalen Kanones des 6./7. Jhdts. stellen eine wichtige Informationsquelle für die Kenntnis liturgischer Bräuche in Gallien dar. Sie zeigen, wie die Sorge um den Gottesdienst die Bischöfe bewegte. Die Liturgie steht noch unter der vollen Verantwortung des Ortsbischofs beziehungsweise des Metropoliten. Gekennzeichnet sind diese Sammlungen durch einen außerordentlichen Geist der Freiheit, ohne zu sehr ins Detail gehende Vorschriften. Gleichzeitig nehmen die Bischöfe gerne die liturgischen Neuerungen auf, die aus anderen Regionen stammen, besonders jene aus dem westgotischen Spanien.

 

Florian Duta, Präzisierungen zur Biographie des Dionysius Exiguus, RDC 49/2, 1999, S. 279-296.

Dionysius, geboren zwischen 460 und 465, war ein Skythenmönch, aber gemäß der Sitten ganz römisch" (Cassiodorus). Er war weder Gote, noch Georgier oder Armenier, wie es P. Peitz annimmt. Man kann ihn auch nicht mit Dionysios Areopagites vermengen, wie es P. Dragulin versucht hat. Er war am Ende des 5. Jhdts. Schüler eines gewissen Petrus, Bischof von Kleinskythien, und seit Ende 496 in Rom. Dort arbeitete er an den päpstlichen Archiven bis 525. Das Datum seines Todes ist unbekannt (zwischen 525 und 550).

 

Gonzalo Martinez Diez, Die kirchenrechtliche Sammlung Hispana und das Manuskript der Bodleian Library, Holkham, misc. 19, RDC 49/2, 1999, S. 297-324.

Das Manuskript Holkham misc. 19 der Bodleian Library von Oxford ist keine einfache Kopie der Hispana. Eingefügt sind verschiedene Abschnitte und zahlreiche Texte, die neue kirchenrechtliche Sammlungen darstellen, so z.B. ein Laterankonzil von 826, verschiedene Briefe aus den gefälschten Dekretalen usw. Das Manuskript, das römischen oder zumindest italienischen Ursprungs ist, beinhaltet ein komplexes Ensemble, das man ab dem letzten Viertel des 11. Jhdts. datieren kann. Es ist repräsentativ für das kanonische Recht direkt vor der gregorianischen Reform.

 

Stéphanie Demangel, Die Exkommunikation des Königs und die Entstehung einer säkularen Theokratie in Frankreich, RDC 49/2, 1999, S. 325-351.

Die außerordentliche Rolle der Kirche in der Organisationsstruktur der mittelalterlichen Gesellschaft erklärt, dass die mittelalterlichen Juristen seit dem 12. Jhdt. in die juristischen Texte die Änderungen des gemeinen Rechtes, die durch die Kanonisten vorgenommen wurden, zugunsten der königlichen Gewalt aufgenommen haben. Diese Art der Säkularisierung von kanonischem Recht war charakterisiert durch die Verankerung in einer heiligen Monarchie, die im päpstlichen Recht ihren Archetyp fand. Die Sanktionen, die die Personen und die Güter der Kirche schützten, standen so direkt am Anfang der Prinzipien, die vom 19. Jhdt. an das streitige Verwaltungsverfahren bestimmten. In diesem Rahmen erlaubt das Studium der Exkommunikation, indem es die Frage nach den Staatszwecken stellt, bestimmte Schwerpunkte des streitigen Verwaltungsverfahrens zu erklären.

 

Arnaud Join-Lambert, Die französischen Diözesansynoden und ihre Akten (1983 bis 1997), RDC 49/2, 1999, S. 353-376.

Obwohl durch den Codex von 1917 vorgesehen war, dass alle 10 Jahre eine Synode stattfinden sollte, wurden sie in Frankreich zwischen 1919 und 1961 nur sehr unregelmäßig gefeiert. Nach dem 2. vatikanischen Konzil sind sie praktisch verschwunden. Erst der Kodex von 1983 hat den synodalen Versammlungen eine neue Blüte beschert. Aber die verschiedenen Bezeichnungen (synodales Verfahren, Diözesanversammlung, Forum usw.) lassen eine kirchenrechtliche Frage stellen: Was macht das spezifische Wesen dieser Versammlungen aus? Auch ist eine große Vielfalt von Regelungen in den Akten festzustellen, die am Ende jeder dieser Synoden publiziert worden sind. Als Einrichtung der Regierungsgewalt unter der Leitung und Verantwortung des Bischofs erwiesen sich diese "Massensynoden" oft als ungeeignet. Aber sie erlauben eine große Vitalität der Ortskirche.

 

Jean-Luc Hiebel, Chronik: Das Lehramt der Kirche, RDC 49/2, 1999, S. 377-410.

Die Chronik beginnt mit der Vorstellung mehrerer neuer Kommentare zum Codex von 1983. Daran anschließend werden Arbeiten der letzten Jahre besprochen, die der Schule, der Universität, der Religionsfreiheit und der Laizität sowie der Beziehung zwischen theologischer Lehre und Wahrheit gewidmet sind.

 

(Übersetzung: Richard Puza)

 

 

Summaries

Matthieu Smyth, "The Canons of Gallic Councils, evidence of episcopal responsibility in relation to liturgical matters in the West", RDC 49/2, 1999, p. 259-277.

The Canons of the Councils which took place in the sixth and seventh centuries are an important source of information regarding liturgical practices in Gaul. They bear witness to the concern of the bishops in the matter of divine worship. At that time the liturgy was still the responsibility of the local bishop or metropolitan and his alone. A characteristic of those canons was the spirit of freedom allowed and the absence of minute prescriptions. At the same time the bishops were ready to welcome liturgical innovations originating in other regions, especially those originating in Visigothic Spain.

 

Florian Duta, "Details relating to the life of Denis the Small", RDC 49/2, 1999, p. 279-296.

Born around 460-465, Denis was a Scythian monk, "but totally Roman in his ways" (Cassiodorus). He was neither Goth nor Georgian nor Armenian, according to P. Peirz. Neither should he be confused with Denis, the Pseudo-Areopagite, as P. Dragulin attempted to do. He was a disciple of a certain Petrus, Scythian bishop at the end of the fifth century and he came to Rome at the end of 496 where he worked on papal archives until 521. The date of his death is not known (between 525-550).

 

Gonzalo Martinez Diez, The Canonical collection Hispana and the Manuscript Bodleian Library, Holkham misc. 19, RDC, 49/2, 1999, p. 297-324.

The Holkham manuscript in the Bodleian Library, Oxford is not merely a copy of the "Hispana". It contains a number of sections and texts which constitute new collections of canons such as those of the Lateran Council of 826. It contains also various letters taken from the False Decretals, etc. The manuscript is of Roman or at least Italian origin and contains a complex body of material which can be dated as coming from the last quarter of the XIth century. It is representative of the canon law immediately prior to the Gregorian Reform.

 

Arnaud Join-Lambert, "French diocesan synods and their Acts (1983-1997)", RDC 49/2, 1999, p. 353-376.

Although the Code of 1917 provided for diocesan synods to take place every ten years, in fact they took place in France only irregularly between 1919 and 1961. After Vatican II they disappeared almost entirely. However, the Code of 1983 breathed new life into synodal-type assemblies. But their diverse designations (synodal process, diocesan assembly, forum, etc.) raise a canonical question: What is the precise nature of these assemblies? One observes also a great diversity in the Acts emanating from those synods. As an organ of government under the direction and responsibility of the bishop, these "en masse" synods appear to be unsuitable. Yet they inspire a great vitality into the Diocesan Church.

 

Stéphanie Demangel, "Excommunication of the king and the elaboration of a secular theocracy in France", RDC 49/2, 1999, p. 325-351.

The Church played a very important role in medieval society and this explains how, from the twelfth century onwards, medieval jurists incorporated into legal texts derogations from the ordinary law to the advantage of royal power, those derogations being used by canonists. This use of canon law for secular purposes was clearly the sanctioning of a monarchy of divine prerogative, precedent being found in pontifical law. Sometimes protecting ecclesiastical persons and property gave rise to principles which, beginning in the nineteenth century, regulated disputes coming before administrative courts. In considering the question of the "ends" of the State, a study of excommunication helps to clarify certain important points in the case of contentions issues in French Administrative Law.

 

Jean-Luc Hiebel, "Chronicle: The teaching function of the Church", RDC 49/2,1999, p. 377-410.

Having considered several commentaries on the Code of 1983 there is a study of publications in recent years concerned with the school and the university, with religions liberty and laicism and with the relationship between the teaching of theology and truth.

 

(Translation: Christopher Twohig)